Banner
Metro Parisien
EasyParis250.1 km2234 m14 stagesJan 2026

Metro Parisien

Challenge Details

Pour ce tout premier challenge, on vous propose de vous attaquer à un monument : le métro parisien ! On est des millions à prendre les transports en commun tous les jours, souvent la tête dans nos pensées, sans faire attention aux quartiers que l'on traverse. Sous terre, c'est pire : on perd totalement la notion des distances et de la géographie. Ce défi est là pour vous pousser à redécouvrir la capitale autrement. Suivre le tracé des lignes de métro en surface, c'est l'occasion d'explorer de nouvelles facettes de Paris, de relier des quartiers radicalement différents, sans rater une miette de ses monuments incontournables. Embarquez vos amis, vos collègues ou votre club de run, et faites de cette aventure un défi fédérateur et mémorable ! Le métro, c’est le système nerveux de Paris. Mais avez-vous déjà pensé à le parcourir autrement ? 🚇 Le Réseau : Un monstre de 250 kilomètres de rails qui serpente sous nos pieds 👥 L'Affluence : 4 millions de voyageurs qui s'y croisent chaque jour 🛑 L'Escale : 308 stations à relier, l'une après l'autre. Le concept ? Remonter à la surface pour courir l'intégralité de ces lignes. De la 1 à la 14, transformez chaque trajet quotidien en une véritable aventure sportive. Pas de tunnels, pas de pass Navigo, juste le bitume et l'histoire de Paris qui défile sous vos baskets. À vos marques, prêt, courez !! 🏃‍♂️💨

Undecided?

Let destiny choose for you :)

14Course Stages

Métro 1
#1

Métro 1

Inaugurée à l'occasion de l'Exposition universelle de 1900, la ligne 1 est la doyenne des seize lignes du métro parisien. S'étendant sur 16,6 kilomètres, elle traverse la capitale d'est en ouest en épousant son axe historique, permettant ainsi de relier le Château de Vincennes à l'esplanade de La Défense. Véritable colonne vertébrale des transports parisiens, elle s'impose historiquement comme la ligne la plus empruntée du réseau. Pour la seule année 2024, elle a d'ailleurs transporté plus de 168 millions d'usagers. Sur le plan technique, la ligne a fait l'objet de deux modernisations majeures. Elle a d'abord été adaptée pour faire circuler des rames sur pneumatiques entre 1963 et 1964. Plus récemment, elle a marqué l'histoire du réseau en devenant la toute première ligne ancienne à être intégralement automatisée. Cette transition inédite a débuté le 3 novembre 2011 et s'est achevée le 16 février 2013, après une phase de transition où rames classiques et navettes sans conducteur se sont partagé les rails.

18 km
140 m
Métro 2
#2

Métro 2

Sœur jumelle de la Ligne 6, avec qui elle forme une immense rocade enserrant la capitale, la Ligne 2 trace un demi-cercle parfait dans la moitié nord de Paris. Sur un peu plus de 12,4 kilomètres, elle épouse presque fidèlement le tracé des anciens boulevards extérieurs, reliant l'orée du bois de Boulogne (Porte Dauphine) à la majestueuse Place de la Nation. C'est une véritable légende vivante : deuxième ligne à avoir vu le jour dans la capitale, son premier tronçon a été inauguré dès décembre 1900 ! Achevée dans sa globalité en avril 1903, elle possède une particularité absolument unique sur le réseau : son tracé n'a pas bougé d'un seul millimètre depuis plus d'un siècle. Sur le bitume, c'est un condensé de l'âme parisienne. Le parcours démarre dans les très résidentiels 16e et 17e arrondissements, vient flirter avec l'Arc de Triomphe à Charles-de-Gaulle - Étoile, avant de s'attaquer aux célèbres pentes de la butte Montmartre. La ligne bascule ensuite dans un tout autre univers, plongeant dans l'effervescence et la ferveur des quartiers populaires du nord-est. Mais le véritable clou du spectacle se passe en l'air. Sur près de 20 % de son parcours (soit environ 2 kilomètres), la Ligne 2 sort de terre pour s'élever sur de superbes viaducs métalliques, offrant quatre stations aériennes suspendues au-dessus de l'agitation urbaine. Derrière ce panorama se cache aussi un pan plus sombre de l'histoire souterraine. En août 1903, la ligne a été le théâtre du plus grand drame jamais survenu dans le métro parisien : un terrible incendie aux stations Couronnes et Ménilmontant a coûté la vie à 84 personnes. Aujourd'hui, solide et incontournable, elle a transporté plus de 91 millions de voyageurs en 2024, s'installant à la dixième place du classement des lignes les plus fréquentées.

13 km
100 m
Métro 3
#3

Métro 3

S'étirant sur un peu plus de 11,6 kilomètres, la Ligne 3 offre une traversée d'ouest en est 100 % Rive Droite. Elle connecte la banlieue ouest, depuis la station Pont de Levallois - Bécon, jusqu'à l'extrême est de la capitale à Gallieni (Bagnolet). Ce terminus oriental est d'ailleurs un lieu chargé d'histoire pour les voyageurs, puisqu'il a abrité la célèbre gare routière internationale de Paris jusqu'à sa fermeture définitive en 2020. Sur le terrain, ce tracé est un véritable condensé des différentes ambiances de la vie parisienne. Le parcours démarre dans les rues résidentielles et cossues du 17e arrondissement, avant de plonger tête la première dans l'effervescence de la Gare Saint-Lazare et le paradis du shopping des Grands Magasins. Après avoir fendu le quartier d'affaires de l'Opéra, l'itinéraire bascule progressivement vers les quartiers plus populaires et vibrants de l'Est parisien. Véritable pionnière, c'est la troisième ligne historique du réseau, inaugurée dès 1904. Mais la "3" cache un secret de famille : son tracé a connu une véritable révolution en 1971. Pour pouvoir s'étendre jusqu'à Gallieni, elle a dû sacrifier son ancienne queue de peloton ! Le tronçon historique allant de Gambetta à la Porte des Lilas a été tout simplement débranché pour faire cavalier seul, donnant ainsi naissance à la petite Ligne 3 bis. Aujourd'hui, discrète mais redoutablement efficace, elle a transporté plus de 87 millions de voyageurs en 2024 (en comptant sa petite sœur la 3 bis), ce qui la positionne à la onzième place des lignes les plus fréquentées du réseau.

13 km
100 m
Métro 4
#4

Métro 4

Tranchant la capitale de haut en bas, la Ligne 4 est la véritable colonne vertébrale du réseau. Autrefois strictement cantonnée à Paris intra-muros, elle relie aujourd'hui la Porte de Clignancourt au nord à la station Bagneux - Lucie Aubrac au sud. Cette artère centrale possède un superpouvoir unique : c'est la seule ligne qui permet de récupérer absolument toutes les autres lignes du métro (si l'on exclut les petites 3 bis et 7 bis) ainsi que l'intégralité des lignes de RER ! Pas étonnant qu'elle talonne la mythique Ligne 1, s'imposant comme la deuxième ligne la plus fréquentée avec plus de 161 millions de voyageurs au compteur en 2024. Son histoire est marquée par des chantiers titanesques. Entre 1905 et 1907, elle réalise un exploit sans précédent : devenir la première ligne à relier la Rive Droite à la Rive Gauche en plongeant directement sous la Seine. Pendant des décennies, la "4" a aussi eu la réputation d'être la ligne la plus chaude du réseau ! La faute à un parcours 100 % souterrain et aux anciennes rames sur pneus (les MP 59), dont les moteurs et le système de freinage dégageaient une chaleur étouffante. L'arrivée des rames plus modernes (les MP 89), mieux régulées et moins énergivores, a heureusement permis de faire redescendre le mercure. Récemment, la ligne a fait peau neuve. Elle a d'abord franchi le périphérique au sud pour atteindre la Mairie de Montrouge en mars 2013, puis Bagneux en janvier 2022. Mais sa plus grande révolution technologique reste son automatisation intégrale. Après un chantier colossal débuté en 2016, les premières navettes sans conducteur ont fait leur apparition en septembre 2022. Depuis le 15 décembre 2023, la ligne roule de manière 100 % automatique, marquant une nouvelle ère pour ce monument souterrain.

15.22 km
98 m
Métro 5
#5

Métro 5

Inaugurée en 1906, la ligne 5 est l'une des voies historiques du réseau métropolitain. Véritable colonne vertébrale de l'est de la capitale, elle file sur un axe nord-sud pour relier la Place d'Italie (dans le 13e arrondissement) à la station Bobigny - Pablo Picasso, la préfecture de la Seine-Saint-Denis. Son tracé a connu d'importantes mutations au fil du temps. Jusqu'en 1942, la ligne faisait un détour spectaculaire : elle englobait une grande partie de l'actuelle ligne 6 pour aller tutoyer l'Arc de Triomphe au terminus Étoile ! Ce n'est qu'au mois d'octobre 1942 qu'elle trouve son ancrage définitif au sud à Place d'Italie, tandis qu'elle pousse au nord vers l'Église de Pantin quelques jours plus tard. Son visage moderne sera finalement parachevé le 25 avril 1985 avec son ultime prolongement jusqu'à Bobigny. Aujourd'hui longue de près de 15 kilomètres, la ligne 5 offre un itinéraire ultra-stratégique (et très visuel sur ses parties aériennes). Elle a notamment la grande particularité de connecter trois gares majeures d'une seule traite : la Gare d'Austerlitz, la Gare de l'Est et la Gare du Nord. Plébiscitée par les usagers, elle a transporté plus de 102 millions de voyageurs en 2024, ce qui en fait la huitième ligne la plus fréquentée du réseau parisien.

16.5 km
112 m
Métro 6
#6

Métro 6

La ligne 6 décrit un vaste arc de cercle à travers le sud de Paris, épousant fidèlement le tracé des anciens boulevards extérieurs. Elle assure une liaison semi-circulaire majeure entre l'ouest et l'est de la ville, connectant la station Charles de Gaulle - Étoile à la place de la Nation. Conjointement avec la ligne 2 située au nord, elle forme ainsi une véritable boucle de rocade à l'intérieur même de la métropole parisienne. Historiquement, le développement de cet axe s'est opéré en plusieurs phases distinctes. Son premier tronçon, inauguré entre 1900 et 1906 de l'Étoile à la Place d'Italie, fut initialement désigné sous l'appellation « 2 sud » ou « Circulaire sud », avant d'être longuement exploité sous les couleurs de la ligne 5. Ce n'est qu'en 1909 que le segment reliant la Place d'Italie à Nation vit le jour, adoptant d'emblée le numéro 6. Sur le plan technique, l'exploitation a connu un tournant décisif en 1974 avec son passage intégral sur pneumatiques, une technologie particulièrement adaptée à sa configuration. S'étendant sur une longueur de 13,6 kilomètres, cette ligne se distingue en effet par son caractère exceptionnellement aérien. Près de 45 % de son parcours (soit 6,1 kilomètres) s'effectue en viaduc au-dessus des rues, offrant aux voyageurs des panoramas imprenables sur de nombreux monuments et paysages emblématiques de Paris. En matière d'affluence, elle se classe à la neuvième position du réseau urbain, ayant transporté 101,58 millions de passagers au cours de l'année 2024.

15 km
150 m
Métro 7
#7

Métro 7

Faisant partie des seize axes du réseau métropolitain parisien, la ligne 7 dessine une légère courbe pour traverser la ville du nord-est au sud-est. Elle assure la liaison entre la station La Courneuve - 8 Mai 1945 (dans le département de la Seine-Saint-Denis) et ses deux terminus méridionaux situés dans le Val-de-Marne : Mairie d'Ivry d'une part, et Villejuif - Louis Aragon d'autre part, tout en irriguant le cœur de la capitale. Inaugurée dès 1910, cette ligne présente la particularité — qu'elle ne partage qu'avec la ligne 13 — de se scinder en deux branches. Historiquement, cette bifurcation se trouvait au nord, entre les arrêts Louis Blanc et Le Pré-Saint-Gervais, avant d'être détachée du tronçon principal en 1967 pour former une voie totalement autonome : l'actuelle ligne 7 bis. Par la suite, une nouvelle séparation a été aménagée au sud en 1982, à partir de la station Maison Blanche, créant ainsi la fourche en direction du Kremlin-Bicêtre et de Villejuif. En termes de trafic, elle se hisse à la quatrième place des lignes les plus empruntées, totalisant 124,63 millions d'usagers en 2024 (en incluant le trafic de la ligne 7 bis). Enfin, avec ses 22 kilomètres de rails, elle figure parmi les tracés les plus étendus et détient le record du réseau pour son nombre de stations, à égalité parfaite avec la ligne 8. Note sur le parcours : Pour cette ligne, nous avons choisi la branche de Villejuif. Pourquoi ? Parce que c'est la branche la plus longue, et qu'on n'allait quand même pas choisir la facilité !

20.44 km
180 m
Métro 8
#8

Métro 8

Dessinant une immense courbe parabolique sur la Rive Droite, la Ligne 8 est une véritable épreuve de fond. De la station Balard au sud-ouest jusqu'à Pointe du Lac au sud-est, ce géant souterrain (qui partage une bonne partie de son trajet avec la ligne 9) est le champion incontesté de la régularité : avec ses 38 stations au compteur, elle détient le record absolu du réseau (à égalité avec la 7, mais sans la moindre bifurcation !). Ce tracé XXL a vu défiler plus de 104 millions de voyageurs en 2024, la plaçant en septième position des lignes les plus fréquentées. Pourtant, son visage d'aujourd'hui n'a rien à voir avec ses débuts. Ultime ligne imaginée lors du grand plan originel de 1898, elle devait initialement relier la Porte d'Auteuil à l'Opéra lors de son inauguration en décembre 1913. Mais dans les années 30, grand chamboulement architectural : la Ligne 10 lui ampute toute sa section occidentale ! Repartant sur de nouvelles bases depuis les portes de Balard, son itinéraire actuel est un défilé de contrastes. Elle balaye le sud-ouest de la capitale, s'offre un long slalom sous l'effervescence des mythiques Grands Boulevards, et vient frôler les arbres du Bois de Vincennes pour sortir de Paris. Son vrai tour de force ? Sa percée vers le sud-est. En traversant Charenton-le-Pont et Maisons-Alfort, elle entre dans l'histoire en 1974 en rejoignant Créteil - Préfecture, devenant la toute première ligne à connecter la capitale à l'une des nouvelles préfectures franciliennes. Son interminable course s'est finalement achevée en 2011 avec un ultime prolongement jusqu'aux abords du lac de Créteil.

26 km
289 m
Métro 9
#9

Métro 9

S'étirant d'un bout à l'autre de la petite couronne, la Ligne 9 est un véritable marathon souterrain. Elle trace une immense parabole à travers la capitale pour relier l'ouest à l'est, connectant le Pont de Sèvres (à Boulogne-Billancourt, troisième plus grande ville d'Île-de-France) à la Mairie de Montreuil (deuxième pôle le plus peuplé du 93). Sur sa portion centrale et nord, elle partage même un long bout de chemin avec la ligne 8 sous les Grands Boulevards. C'est l'une des artères les plus longues, mais aussi les plus vitales du réseau : avec plus de 133 millions de voyageurs comptabilisés en 2024, elle s'empare de la médaille de bronze des lignes les plus fréquentées, se plaçant juste derrière les intouchables lignes 1 et 4. Mais la véritable identité de la "9", c'est son incroyable choc des cultures. En une seule traversée, elle vous fait passer des quartiers bourgeois et feutrés de l'ouest parisien à l'effervescence populaire (et en pleine gentrification) de l'est. C'est aussi une pionnière absolue. Mise en service progressivement à partir de 1922, elle est entrée dans l'histoire comme la toute première ligne à oser franchir les portes de Paris pour conquérir la banlieue ! Elle a d'abord posé ses valises à l'ouest en 1934, avant de s'étendre à l'est en 1937. Et le plus fascinant dans tout ça ? Ce monument du métro parisien est resté quasiment figé dans le temps, son tracé n'ayant pratiquement pas évolué depuis cette époque.

21 km
155 m
Métro 10
#10

Métro 10

La ligne 10 du métro parisien se distingue par un tracé atypique et une histoire particulièrement mouvementée. Entièrement souterraine sur ses 11,7 kilomètres, elle relie la Gare d'Austerlitz à Boulogne - Pont de Saint-Cloud, sillonnant la rive gauche d'est en ouest avant de desservir le quartier d'Auteuil. Avec ses vingt-trois stations, elle offre un axe de transport essentiel pour la moitié sud de la capitale et la proche banlieue ouest. Si l'on se penche sur son passé, c'est sans doute l'une des artères qui a subi le plus de remaniements depuis sa création. Son parcours s'est en effet dessiné au gré d'échanges complexes avec d'autres lignes : elle a cédé une portion de son tronçon initial à l'actuelle ligne 13, emprunté temporairement les rails de la ligne 7, pour finalement absorber de manière définitive la section occidentale de la ligne 8. Au-delà de ces évolutions géographiques, elle possède une particularité architecturale assez étonnante. Ses tunnels sont les seuls de tout le réseau parisien à avoir été intégralement peints en blanc, ce qui leur confère une clarté et une ambiance lumineuse tout à fait uniques pendant le trajet. Malgré son parcours stratégique et ce cadre atypique, la ligne 10 reste l'une des voies les plus paisibles du métro classique. Exception faite des petites antennes 3 bis et 7 bis, elle affiche la fréquentation la plus basse du réseau urbain, avec un peu plus de quarante-six millions de voyageurs enregistrés en 2018, la plaçant en treizième position en termes de trafic.

12.8 km
95 m
Métro 11
#11

Métro 11

Reliant l'hypercentre parisien (Châtelet) à la Seine-Saint-Denis (Rosny-Bois-Perrier), la Ligne 11 est une véritable capsule temporelle urbaine qui affronte les redoutables dénivelés du nord-est de la capitale. Inaugurée en 1935, elle a d'ailleurs été pensée pour prendre le relais de l'ancien tramway funiculaire de Belleville, qui avait tiré sa révérence en 1924. Longtemps cantonnée à un parcours très resserré, elle affiche aujourd'hui 11,7 kilomètres au compteur. Même avec sa récente extension, elle reste l'une des lignes classiques les plus courtes du réseau (à égalité avec la 10, si l'on exclut les petites lignes 3 bis et 7 bis) et s'arrête net au centre de Paris sans le traverser de bout en bout. Mais ne vous fiez pas à sa petite taille : la 11 a toujours été le terrain de jeu technologique de la RATP ! Dans les années 50 et 60, c'est sur ce tracé que le métro du futur a été inventé. Elle devient en 1956 la toute première ligne au monde à faire rouler des rames sur pneumatiques. En 1967, elle récidive en inaugurant le pilotage automatique et le tout premier poste de commande centralisée (PCC) du réseau. Après des décennies sans la moindre modification, la Ligne 11 a connu une véritable révolution le 13 juin 2024. Son prolongement historique au-delà de Mairie des Lilas a quasiment doublé sa longueur grâce à six nouvelles stations. Ce nouveau souffle lui permet de desservir quatre grandes communes du 93. Résultat : alors qu'elle figurait parmi les lignes les moins fréquentées (environ 40 millions de voyageurs en 2023), elle s'apprête à absorber plus de 31 millions d'usagers supplémentaires d'ici 2025 ! Et l'aventure n'est peut-être pas finie. Si le projet de la pousser jusqu'à Noisy - Champs (dans le cadre du Grand Paris Express) a été mis sur pause, de nouvelles études sont sur la table. Les élus locaux poussent pour un tracé alternatif qui ferait un crochet par Le Raincy (pour connecter le RER E) et ajouterait un arrêt au nord de Noisy-le-Grand. La Ligne 11 n'a donc pas fini de grandir.

14.32 km
130 m
Métro 12
#12

Métro 12

Tirant un grand trait continu entre le nord et le sud-ouest francilien, la Ligne 12 est un axe majeur qui relie aujourd'hui la Mairie d'Aubervilliers à la Mairie d'Issy. Mais sous le bitume, cette ligne cache un passé d'indépendante rebelle ! Lors de son inauguration en 1910, elle n'appartenait même pas au réseau historique de la capitale (la CMP). Elle était en fait la prestigieuse "Ligne A" exploitée par une société concurrente : le réseau "Nord-Sud". Ce n'est qu'en 1930, lors de la fusion des deux entreprises rivales, qu'elle a été absorbée et rebaptisée Ligne 12. De cette époque dorée, elle a conservé un charme fou : ses stations souterraines arborent encore aujourd'hui une architecture et des céramiques typiques, radicalement différentes du reste du métro parisien. Véritable pionnière de l'expansion urbaine, elle fait partie du trio de tête des toutes premières lignes à avoir osé franchir les frontières de Paris intra-muros pour desservir la banlieue dès 1934. Avec son tracé ultra-varié (qui affronte notamment les redoutables dénivelés de Montmartre) et son identité si particulière, elle reste une valeur sûre du réseau, ayant transporté plus de 85,7 millions de voyageurs au cours de l'année 2024. Une traversée de caractère, parfaite pour mêler défi sportif et histoire urbaine !

17.9 km
180 m
Métro 13
#13

Métro 13

Comptant parmi les seize axes du réseau métropolitain parisien, la ligne 13 forme une grande transversale orientée du nord au sud, irriguant principalement la moitié ouest de la capitale. Conçue à l'origine pour pallier l'abandon d'un projet de RER, elle relie les communes méridionales (Châtillon, Montrouge, Malakoff et Vanves) à un vaste bassin de population au nord grâce à un tracé qui se divise en deux branches : l'une filant au nord-ouest vers Asnières-sur-Seine, Gennevilliers et Clichy, l'autre remontant au nord-est en direction de Saint-Ouen-sur-Seine et Saint-Denis. Historiquement, cet axe majeur est le fruit d'une fusion singulière entre deux tronçons exploités avant la création de la RATP : l'ancienne ligne B de la compagnie Nord-Sud et l'ancienne ligne 14 de la CMP. La jonction permettant de créer cette longue transversale est devenue opérationnelle en 1976. Fortement sollicitée en raison de sa configuration en fourche et du dynamisme des secteurs traversés, la ligne a subi une saturation critique dans les années 2010 (notamment au nord de Saint-Lazare). Pour y remédier, des modernisations majeures ont été déployées, telles que l'installation de façades de quai et le déploiement du pilotage automatique OURAGAN, lui permettant d'atteindre des niveaux de régularité inédits dès 2017. En termes de fréquentation, elle se positionne à la cinquième place du réseau, totalisant 115,66 millions d'usagers annuels en 2024. Longtemps couronnée comme la ligne la plus étendue du métro parisien avec ses 24,4 kilomètres cumulés sur ses deux branches, elle a finalement cédé son titre historique le 24 juin 2024 au profit de la ligne 14, dont le tracé dépasse désormais les 27 kilomètres. Petite note sur le tracé : on a choisi d'attaquer par la branche nord-ouest, avec un départ depuis Les Courtilles pour redescendre via Asnières-sur-Seine. Pourquoi ce choix ? Tout simplement pour varier les plaisirs ! On a déjà bien poncé le secteur de Saint-Ouen et Saint-Denis avec la ligne 14, alors on voulait changer un peu de décor.

16.95 km
145 m
Métro 14
#14

Métro 14

Traversant la capitale du nord-ouest au sud-est, la ligne 14 est aujourd'hui l'épine dorsale du réseau francilien, reliant Saint-Denis – Pleyel à l'Aéroport d'Orly. Souvent appelée par son nom de code d'origine, "Meteor" (pour MÉTro Est-Ouest Rapide), elle est le symbole de la modernité du métro parisien. Lors de son inauguration le 15 octobre 1998, elle crée l'événement : il s'agit de la première nouvelle ligne creusée sous Paris depuis près de cinquante ans. Plongeant à grande profondeur, elle se distingue par ses stations aux volumes immenses et sa vitesse commerciale inégalée. Vitrine technologique développée par la RATP, Alstom et Siemens, elle est la toute première ligne de la capitale à rouler sur pneumatiques et à fonctionner de manière 100 % automatique dès son lancement. Si ses premiers usagers ne l'empruntaient qu'entre Madeleine et Bibliothèque François Mitterrand (avant qu'elle ne se stabilise entre Saint-Lazare et Olympiades pendant plus d'une décennie), la ligne a depuis largement brisé les frontières de Paris intra-muros. Après une première percée au nord jusqu'à Mairie de Saint-Ouen fin 2020, elle a connu une expansion spectaculaire le 24 juin 2024 en intégrant le projet du Grand Paris Express, atteignant simultanément Orly et Saint-Denis. Aujourd'hui, la ligne 14 est celle de tous les superlatifs. Avec plus de 27 kilomètres de tracé, elle a détrôné la ligne 13 pour devenir la plus longue du réseau. Véritable monstre d'efficacité, elle est également devenue la ligne la plus fréquentée d'Île-de-France (devant la mythique ligne 1), transportant près de 820 000 voyageurs par jour à l'automne 2025.

30 km
360 m